Le squat : le risque le plus redouté, le moins probable en courte durée

C'est la première peur citée, et de loin. Elle vient d'affaires réelles, largement reprises dans la presse, où un propriétaire met des mois à récupérer son logement. Mais ces affaires concernent presque toujours une occupation longue, pas un séjour de quelques nuits.

La protection ne se joue pas au moment du problème, elle se joue avant l'arrivée. Trois dispositifs se cumulent chez nous.

D'abord la durée. Le code du tourisme limite la location d'un meublé de tourisme à 90 jours consécutifs pour un même occupant, et plus un séjour s'allonge, plus le risque de requalification en bail d'habitation augmente. Nous plafonnons les séjours à 20 jours, très en dessous de ce seuil. Un occupant qui reste vingt nuits ne construit aucun droit sur le logement.

Ensuite le filtrage. La réservation instantanée est activée, mais restreinte aux voyageurs ayant déjà reçu des avis positifs d'autres hôtes. Un profil sans historique ne peut pas réserver chez vous. Nous accordons par ailleurs des réductions aux voyageurs bien notés, et le prix reste au maximum pour les profils sans avis. Quand une demande paraît louche, nous la refusons, sans avoir à nous justifier.

Enfin l'accès. Le code de la serrure connectée est propre à chaque voyageur et cesse de fonctionner à l'heure de son départ. Il n'y a pas de clé physique qui traîne, pas de double oublié, pas de code partagé d'un séjour à l'autre.

À ce jour, aucun logement que nous gérons n'a connu de squat.

Le voyageur qui refuse de partir

C'est le cousin du squat, et juridiquement ce n'est pas la même chose. Une personne entrée avec une réservation valide n'est pas un squatteur : elle devient un occupant sans droit ni titre à la fin du contrat. Cette nuance compte, parce que la procédure accélérée créée par la loi du 27 juillet 2023 vise l'introduction dans le logement par voie de fait, pas le maintien après un séjour régulier. Si le cas se présente, la question relève d'un avocat, pas d'un article de blog.

En pratique, deux choses rendent la situation difficile à installer. Le code d'accès expire à l'heure du départ, ce qui prive l'occupant de la possibilité de sortir et de revenir. Et le séjour suivant est souvent déjà réservé, ce qui fait de la libération du logement une urgence traitée immédiatement, pas un dossier qui dort.

Nous n'avons jamais eu à gérer ce cas.

À retenir : la serrure connectée est le dispositif qui fait le plus de travail. Un code par voyageur qui expire au départ, un code distinct pour l'équipe de ménage, un pour vous, un pour nous. Nous voyons qui entre et à quelle heure, et le nombre d'ouvertures de porte.

Les dégradations et le vol

C'est le risque le plus banal, et le seul qui se produit vraiment de temps en temps. Une vitre de plaque fêlée, un drap taché, un pied de chaise cassé.

La réponse tient en un mot : la preuve. Après chaque départ, le logement est contrôlé et photographié. Ces photos sont conservées, sans suppression au bout de quelques mois. C'est ce qui permet de rattacher un dégât à un séjour précis, et c'est exactement ce que demande un assureur ou une plateforme quand vous ouvrez un dossier. Sans cette chaîne de photos, un dégât constaté trois séjours plus tard n'est imputable à personne.

La couverture vient ensuite. AirCover, la garantie intégrée d'Airbnb, s'applique aux séjours réservés sur la plateforme. Nous l'avons déjà activée, le dossier a été traité rapidement. S'y ajoute l'assurance Meetch Cover, que nous détaillons plus bas.

Sur le vol proprement dit, nous n'avons rien eu de significatif à déplorer. C'est cohérent avec le filtrage : un voyageur qui a des avis à préserver ne les met pas en jeu pour une cafetière.

Les punaises de lit

C'est la peur qui monte le plus vite depuis trois ans, et la seule de cette liste qui nous soit réellement arrivée. Une fois.

Le protocole est simple et il ne se négocie pas. Le logement est retiré de la location immédiatement, aucune réservation n'est acceptée pendant l'intervention. Une entreprise spécialisée traite l'appartement. Nous rouvrons deux semaines après le traitement, le temps que le cycle soit complet, parce que rouvrir trop tôt garantit une récidive et un avis catastrophique.

Sur l'argent : le propriétaire règle le traitement, puis Meetch Cover le rembourse, intervention et manque à gagner de la fermeture compris. Vous avancez la dépense, vous ne la supportez pas. C'est précisément le genre de situation pour laquelle cette assurance existe, et c'est la raison pour laquelle nous ne considérons pas AirCover comme suffisant à lui seul.

Un point de bon sens, enfin. Les punaises arrivent dans les bagages, elles ne naissent pas dans un appartement. Aucun logement n'est à l'abri, pas plus un bien de standing qu'un autre, et un hôtel quatre étoiles n'est pas mieux loti. Ce qui distingue une gestion sérieuse, c'est la vitesse de réaction, pas la promesse que cela n'arrivera jamais.

Le bruit, les fêtes et les voisins

Un voisinage qui se plaint peut coûter plus cher qu'une dégradation : une mise en demeure de la copropriété, un signalement en mairie, et le logement devient un sujet dans l'immeuble.

Nous surveillons trois signaux, tous mesurés, aucun intrusif.

Le niveau sonore, avec un capteur Minut installé dans le logement. Il mesure des décibels et n'enregistre aucune conversation. Au delà d'un seuil et d'une durée, nous sommes alertés.

Le nombre d'appareils connectés au Wi-Fi. Quatre voyageurs annoncés et douze téléphones connectés, cela se voit, et cela veut dire que le logement accueille plus de monde que prévu.

Le nombre d'ouvertures de porte. Un va-et-vient inhabituel un samedi soir ne trompe personne.

Quand un de ces signaux sort de l'ordinaire, nous envoyons un message au voyageur, et nous passons sur place si nécessaire. Nous sommes à quelques minutes de vos murs, ce qui rend cette vérification réellement possible plutôt que théorique.

À ce jour, aucun de nos propriétaires n'a reçu de courrier de sa copropriété ni de plainte de voisin.

Ce que couvre l'assurance, et ce qu'elle ne couvre pas

Deux couches se superposent. AirCover est la garantie incluse par Airbnb sur les séjours réservés via la plateforme. Elle fonctionne, nous l'avons utilisée, mais elle ne couvre que ce périmètre et selon ses propres conditions.

Au dessus, nous plaçons l'assurance Meetch Cover, offerte pendant votre première année de gestion. Elle représente 200 € de valeur et vient compléter vos contrats existants, pas les remplacer. Au delà de la première année, vous décidez si vous la reconduisez à votre charge ou non.

Vous pouvez demander l'attestation d'assurance avant de signer quoi que ce soit. Toute conciergerie sérieuse doit pouvoir la produire, et si l'on vous répond de manière évasive, c'est une réponse en soi.

Une transparence utile : la restriction de la réservation instantanée aux voyageurs bien notés existe sur Airbnb, elle n'a pas d'équivalent sur Booking. Sur cette plateforme, le filtrage repose sur notre lecture des demandes et sur notre droit de refus, pas sur un réglage automatique. C'est une différence réelle entre les deux canaux, et il vaut mieux la connaître avant qu'après.

Nous détaillons l'ensemble des garanties sur notre page dédiée à la protection et aux garanties de votre logement à Nice.